Archives > Février 2008"Il faut bruler pour briller": plate-forme de performersPosté par Lucie le 27.02.08 à 17:32 | tags : art contemporain, art numérique, expos à paris, galerie à paris
Le festival se déroulera du 28 février au 3 mars. Créé l’année précédente sur trois jours avec un (tout) petit budget et beaucoup de convictions, « Il faut bruler pour briller » prend de l’ampleur en s’associant avec la galerie Immanence (www), le Point Ephémere (www) mais surtout Le Vendôme Luxury Trade Show (www). Oui , les performances de ces artistes habitués aux atmosphères smarts et impétueuses des petites galeries berlinoises ou new yorkaises et autres lieux alternatifs européens se dérouleront notamment dans l'enceinte du célèbre hôtel Ritz. Coktail détonnant ? Peut-être… Espérons en tout cas que ça ne sera pas pour décourager les spectateurs en mal de formes singulières.
Le programme est disponible sur le site de Il faut bruler pour briller
(Illustr: Biostriptease de Katia Feltrin, Waterproof de Daniel Larrieu, Visages de Géraldine Chailloux) Il faut bruler pour briller, du 28 février au 3 mars, à l'hôtel Ritz, l'hôtel Hyatt, l'hôtel Meurice, la galerie Immanence (paris 15) et le Point Ephémère (Paris 10). A suivre... Des artistes du Monde Arabe à Artparis : Traversées nécessaires.Posté par Lucie le 26.02.08 à 16:38 | tags : art contemporain, art du monde, art paris, expos, foire, grand palais
La 10ème foire d’art contemporain Artparis ouvrira ses portes du 3 au 7 avril. 115 galeries seront présentes sous l’agréable verrière du Grand Palais. Une exposition intitulée Traversées est organisée à cette occasion. Le commissaire de l’exposition, Brahim Alaoui (ancien directeur de l’Institut du Monde Arabe) propose un focus audacieux sur des artistes contemporains algériens, égyptiens, irakiens, libanais, marocains, palestiniens, saoudien, syriens et tunisiens. Cette région du monde est pour Alaoui « une synthèse entre l’Orient et l’Occident ». Synthèse percutante qu’il faut alors oser appréhender dans sa complexité. Si les artistes de la génération précédente étaient habités par des questions d’identité et de mémoire, la jeune génération s’attaque aux délicats sujets que sont la sexualité, la laïcité ou la religion. « Le dénominateur commun à tous ces artistes est le désir d’échanges doublé d’un questionnement partagé sur les enjeux mondiaux» poursuit Alaoui. Laurina Paperina, petit canard... masquéPosté par Lucie le 19.02.08 à 15:30 | tags : art contemporain, expos à paris, galerie à paris, illustration
Laurina Paperina, britney Spears is the new Duchamp, 2008, courtesy galerie Magda Danysz
Laurina Paperina, « petite Laura, petit canard » c’est le pseudo qu’a choisi cette jeune artiste italienne de 28 ans qui n’a pourtant pas froid aux yeux, ni aux oreilles ni aux pieds non plus d’ailleurs. Celle-ci signe des œuvres plastiques entre BD et dessin animé, a pour influence principale Keith Haring et Jean-Michel Basquiat et détourne notre sacro sainte culture bien aimée des années 1990: nos batman en estropiés, nos Schtroumpfs en "Smurf", bref toutes nos icônes, Elton John etc. sans pitié aucune pour notre sensibilité (des plus jeunes). Sur les dessins de Laurina Paperina on peut voir Joseph Beuys qui se fait mordre par son célèbre coyote, Paris Hilton nue les jambes écartées qui s’arrache un morceau de crâne pour révéler un mythique « Welcome in Paris » ou encore Bill Gates transformé en Guillaume Tell des temps modernes qui tire sur les " Apple" de Steve Jobs. Autant d'exemples qui exposent l'univers de la jeune plasticienne inspirée par la culture TV et internet, les mangas et les jeux vidéos. Ses dessins traitent de façons décalées l'actualité politico-artistico people . « Les personnages qui peuplent mon travail sont comme des « ironies peintes », ils sont le fruit de mon imagination, des formes dynamiques, des couleurs flamboyantes et des morceaux de réalités virtuelles qui ressemblent à un jeu vidéo où fiction et apparence interagissent et simulent la réalité. » Laurina ne cache pas qu’elle tire un certain plaisir de l’aspect subversif de ses productions…
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Laurina Paperina, How to kill Murakami, 2008, courtesy galerie Magda Danysz Sa première exposition française Un pied dans la tombe est à découvrir à la galerie Magda Danysz (Paris) jusqu'au 29 mars: http://www.magda-gallery.com/, ses petits cartoons et autres dessins dark-mais-revitalisants sont sur son site : http://www.laurinapaperina.com/home.htm L'arc de triomphe à l'ère interactive
L'usine rêvante de Loris Gréaud au Palais de TokyoPosté par Nedjma le 15.02.08 à 10:07 | tags : art contemporain, expos, expos à paris, palais de tokyo
C'est le nouveau fils chéri de l'art contemporain français. Loris Gréaud entre au Palais de Tokyo, et par la grande porte s'il vous plait. A tout juste 30 printemps, l'artiste investit tout l'espace du site -4000 mètres carrés- avec "Cellar Door", un gigantesque organisme généré par une partition distendue dans l'espace et le temps. Présentée comme une "usine rêvante", l'exposition se présentera en mouvement: oeuvres mouvantes, habillage sonore et lumineux, failles spatio-temporelles s'activant en temps réel. Autres réjouissances annoncées, des bonbons sans goût, du champagne noir, et une forêt de sculptures d'arbres. Ca vient de commencer, ça durera trois mois. On y revient très vite sur Flu. "Cellar door", palais de Tokyo jusqu'au 27 avril 2008. Les sucettes à motifs des M/M (Paris)Posté par Lucie le 13.02.08 à 16:13 | tags : art contemporain, art numérique, beaubourg, design, expos, expos à paris, illustration
Il ne reste que quelques jours pour aller découvrir l’étonnante exposition Vision tenace, présentation du 2ème volets des Arts Posters, affiches du duo de graphistes M/M (Paris). 32 créations à la lisière du graphisme et de l’art contemporain retracent depuis 1999 les collaborations de Michaël Amzalag et Mathias Augustyniak avec des artistes, des cinéastes ou des commissaires d’expositions de la scène contemporaine comme Pierre Huyghe, Carsten Höller, Hans Ulrich Obrist, Melvil Poupaud, Sarah Morris, Rirkrit Tiravanija… Une muséographie stimulante où l’on peut voir des papiers peints psychédéliques qui s’étirent jusqu’au sol, accueillant de mythiques sucettes translucides. Ces deux stars du graphisme reprennent en interview la définition du sémiologue Charles S. Peirce, affirmant créer des « icones, indices, symboles » afin d’exprimer leur point de vue singulier sur le monde. Leur choix de s’affirmer comme graphistes (et non comme plasticiens) trouve son origine dans une volonté de récupérer les outils de production de l’ère du tout-produit afin d’en détourner la substance, et de créer ainsi un dernier rempart esthétique à la marchandisation… Audacieux!
This Is Not A Time For Dreaming, d'après l'affiche du film de Pierre Huyghe, copyright M/M Paris, galerie Air de Paris.
Los Angeles, d'après l'affiche du film de Sarah Morris, copyright M/(Paris), galerie Air de Paris.
Vision tenace jusqu’au 18 février au Centre Georges Pompidou, Les M/M sont également présents à la galerie Air de Paris, à Paris, jusqu’au 8 mars.
Beaubourg mis à nu par son concepteur : exposition Rogers + architectes
![]() Jusqu'au 3 mars le Centre Georges Pompidou propose une mise en abyme ludique en consacrant une exposition aux travaux de son propre architecte, le britannique Richard Rogers. Sur 1150m2 s’étalent des maquettes réalisées dans différents matériaux, futuristes avec des animations lumière, ou plus sobres, en bois, fines et précises, des photos et des croquis papiers, fusains, feutres, le tout sous des bannières presque fluos. Richard Rogers et Renzo Piano, jeunes trentenaires peu académiques conceptualisent Beaubourg au début des années 70. (Rogers est aujourd’hui le dernier lauréat en date du Pritzker Price, équivalent du Nobel pour les architectes). Comme un monstre tubophage qui nargue de ses conduits d’aérations et autres systèmes de climatisation le quartier des Halles, le Centre Pompidou fut détesté durant sa création jusqu’à son inauguration en 1977. « Une raffinerie de pétrole inachevée », « un King Kong culturel » pouvait-on lire dans la presse… Fort de son architecture funky qui se prémunit d’ une culture ampoulée, véritable réussite en matière de démocratisation culturelle, il s’impose aujourd’hui comme un passage obligé et qui plus est de qualité. Bel hommage donc… Rogers + architectes, jusqu'au 9 mars au Centre Georges Pompidou. Musées gratuits : ça marche...
L'expérience de gratuité dans 14 musées nationaux (du Musée Guimet au Musée des arts et métiers en passant par le le musée du moyen-âge de l'ancienne Abbaye de Cluny ou le Musée de la Renaissance d'Ecouen) depuis le 1er janvier semble porter ses fruits. La fréquentation est en forte hausse, selon les chiffres du ministère de la culture. Sur les trois premières semaines, l'évolution en matière de musées atteindrait les 50%. Pour ce qui est des châteaux-musées, le Centre des monuments français indique que la hausse de fréquentation tourne autour de 100%. Le site qui enregistre la hausse la plus spectaculaire ? Le palais Jacques-Cher de Bourges: + 300%. On peut donc gager que l'expérience sera prolongée au delà du mois de juin... Illus Appareil à rayons X Philips Metalix pour l'analyse de perles. Acquisition récente du Musée des Arts et Métiers © cnam. Lyon rend hommage à Diego Rivera
On en a peu parlé mais l'année 2007 marquait à la fois le centenaire de la naissance de Frida Kahlo et le cinquantenaire de la mort de Diego Rivera, sa moitié amoureuse et mentor artistique. En mai 2006, à l'occasion des Rencontres internationales de la peinture murale de Mexico initiées par la fondation Diego Rivera, les œuvres de « Cité création », entreprise française connue pour ses peintures urbaines, affichent un réel succès. Pour le cinquantenaire Rivera, la Fondation a proposé à la société de concevoir et réaliser la création de trois fresques murales ainsi que la construction d'une place publique. C'est désormais chose faite : l'Espace Diego Rivera a été inauguré voilà quelques semaines dans un quartier du septième arrondissement de Lyon, en pleine mutation. On y découvre des fresques liées aux thèmes de prédilection de l'artiste : histoire du Mexique à travers plusieurs épisodes phare : invasion de Cortès, conquête espagnole, révolution agraire... Espace Diego Rivera, rue Georges Gouy- Lyon. Darfur/Darfur au jardin du Trocadéro
Dans le cadre de la semaine de mobilisation pour le Darfour, la Ville de Paris accueille l'exposition Darfur/Darfur dans le Jardin du Trocadéro. Les 150 photographies de l'exposition seront projetées en plein air, devant le bassin du Trocadéro, chaque soir de 18 heures à minuit. Lancée en septembre 2006 à la Galerie James Cohan de New York, cette exposition a ensuite été projetée au Musée Hammer de Los Angeles, au Mémorial de l'Holocauste de Washington ainsi que dans de nombreuses autres villes du continent nord-américain. Puis elle a investi le Centre de l'Holocauste à Cape Town, le Musée Israelite de Berlin, ou encore le Centre de la Photographie (FORMA) de Milan, à Istanbul. Elle réunit 150 photographies prises au Darfour et au Tchad entre 2003 et 2007 par sept photographes de renommée internationale : Mark Brecke, Helene Caux, Ron Haviv/VII, Paolo Pellegrin (Magnum), Ryan Spencer Reed, Michal Ronnen Safdie et Lynsey Addario, ainsi qu'un ancien soldat de la marine américaine : Brian Steidle. Pour Leslie Thomas, commissaire de l'exposition, « Paris est depuis toujours la capitale de l'Art et des Droits de l'Homme, il était donc essentiel que cette exposition y soit projetée pour que les Français et à travers eux, la communauté internationale, restent mobilisés en faveur de la paix au Darfour. » Darfur/Darfur. Du 13 au 17 février dans les jardins du Trocadéro, Paris. Le témoin Nachtwey au Laboratoire
D'Afghanistan au Rwanda, du Pakistan à la Bosnie, on lui doit quelques unes des photos les plus saisissantes en matière de photoreportage de ces dernières décennies. James Nachtwey va s'exposer au Laboratoire, lieu d'exposition singulier, qui a ouvert ses portes récemment à Paris. Avec un thème précis, les maladies infectieuses: tuberculose, sida, qui dévastent des pans entiers de population. Des images dont la puissance est accentuée par un noir et blanc qui claque. "J'ai été un témoin, ces image sont mon témoignage. Les événements que j'ai enregistrés ne devraient pas être oubliés, et ne doivent pas se répéter", clame James Nachtwey. S'il pouvait être entendu.. Expo James Nachtwey au Laboratoire, Paris, du 10 février au 15 mars. www
Le goût de l'art au Mac/Val
Depuis son ouverture à Vitry-sur-Seine, de l'autre côté du périph parisien, le Mac/Val multiplie les initiatives pour donner le goût de l'art à des publics variés. Visites guidées thématiques, ateliers en tout genre, ouverts aux petits et aux grands et, depuis peu, des visites gustatives. L'art à portée de main... et de bouche, c'est désormais possible. Des amuse-gueules élaborés sont servis sur place aux visiteurs face aux œuvres. Il s'agit de bousculer la perception de l'art visuelle, auditive par d'autres perceptions qui en appellent davantage aux papilles. Et pour ceux qui auraient encore faim, le restau "Le Transversal" les accueille pour un repas plus complet! Illus ©Transversal Visites gustatives, Mac/Val de Vitry sur Seine, chaque premier dimanche du mois. www Le designer Pierre Paulin à l'honneur
Pleins phares sur Pierre Paulin, le designer français qui, à 80 printemps, se voit consacrer toute une exposition à la galerie des Gobelins. Après "Trésors dévoilés 1607-2007", expo inaugurale du lieu, les Gobelins rendent désormais hommage à l'un des plus grands designers français sous le titre "Pierre Paulin, le design au pouvoir". L'occasion d'évoquer 40 ans de collaboration et de donner à découvrir, au fil de 80 pièces ses créations d'hier et d'aujourd'hui, ses commandes élyséennes et autres sièges d'avant-garde (fauteuil Mushroom, chaise longue Tongue illus et Ribbon Chair, aujourd'hui des pièces cultes). Le parcours se décline sous quatre thèmes: de la modernité de l'administration, le grand escalier, un décor d'avant-garde pour l'Elysée, nouvelles assises. On réalisera aussi que le créateur en a inspiré nombre d'autres, de Starck à Konstantin Gcric. Un bonheur n'arrivant jamais seul, l'expo française se double de l'exposition belge "Paulin designer supermoderne" et d'une vente fleuve chez Artcurial le 12 mars. Ceux qui n'ont pas forcément les moyens se consoleront avec le catalogue à paraître... "Pierre Paulin, le design au pouvoir", jusqu'au 27 juillet, galerie des Gobelins. www Les dunes, horizon infini de Shoji Ueda
Qui aime aller flâner à la Maison Européenne de la photographie sait que chaque salle y réserve des bonheurs différents. L'attraction du moment, c'est bien sûr l'exposition Edouard Boubat, qui consacre l'artiste humaniste sur une centaine de clichés doux-heureux. Mais ne quittez pas les lieux sans être montés d'un étage, pour voir la rétrospective consacrée au photographe Shoji Ueda (1913-2000) Méconnu en France, ce grand nom japonais mérite pourtant qu'on découvre son travail, notamment sa série emblématique consacrée aux dunes, réalisée entre 1945 et 1951. Dans un cadre de bord de mer, et de sable, il a photographié sa famille, ses amis et ses proches avec élégance et jeux d'ombres et lumières parfaitement stylisés. Ce décor naturel lui offre un fond unique, dont il aimait dire: "Les dunes c'est mon studio. On ne peut pas trouver d'arrière-plan plus parfait, car l'horizon est étirable à l'infini. La dune est un paysage presque naturellement photographique. C'est la nature, réduite à un fond unique"... Grains de sable, grains de la peau, grain photographique se mêlent dans une ligne subtile. "Une ligne subtile", c'est précisément le titre de l'exposition... Illus © Shoji Ueda Office Tokyo, Japon. Dunes, portrait de m. Sohji Yamakawa, 1984. "Une ligne subtile", rétrospective Shoji Ueda à la MEP, Paris jusqu'au 30 mars. Art animal au musée Dapper Le Musée Dapper, espace consacré aux arts et culture d'Afrique, des Caraïbes et leurs diasporas propose spectacles (en ce moment les contes "Zinimo zinimo zi") et expositions. En Afrique, les animaux tiennent un rôle majeur dans les mythes, légendes, contes et proverbes perpétrés par les arts de la parole. Souvent les sculptures les représentent, mettant à l'oeuvre une symbolique puissante. C'est à cela que s'attèle l'exposition "Animal" qui réunit 140 oeuvres. Masques, statuettes, parues et autres objets, provenant du fonds propre du musée, bien sûr, mais aussi de musées européens et de collections privées. Le tout pour un parcours représentatif de la présence animale dans les arts d'Afrique. Du symbole à l'imaginaire... Illus Singe, figure mbotimbo. Ancienne collection Charles Ratton © Musée Dapper. Photo Hugues Dubois.Animal, musée Dapper, Paris XVIe. www |
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