Archives > Décembre 2007Le Palais de Tokyo en goguette
Les musées français voient du pays... avant le Louvre à Abu Dhabi (?!), le Palais de Tokyo a lancé un programme visant à élargir son champ d'action au-delà des frontières françaises: ce sont "Les Chalets de Tokyo". Première escale, en ce moment même, l'Argentine: au Centro cultural Recolata de Buenos Aires, un mini-palais de Tokyo a été créé sous le titre "Medio Dia-Media Noche". Des créateurs européens et argentins y exposent : Fischli & Weiss, Carlos Herrera, Mathieu Mercier, encore Tatiana Trouvé. L'amateur d'art's digest 2 : côté peinture et sculpture (expos à Paris)
Pour poursuivre notre petit carnet de route des expos à voir ou revoir en cette fin d'année, guide des expos de peinture et sculpture les plus... -intime. Indéniablement, la peintre finlandaise Helene Schjerfbeck, longtemps méconnue en France est celle qui nous touche le plus avec son histoire personnelle faite de drames et de solitude. Avant de peindre son entourage et les paysages environnants, elle a fait d'elle-même son modèle de prédilection et c'est très touchant. L'exposition Helene Schjerfbeck est à voir au Musée d'art moderne jusqu'au 13 janvier. -riche. Pour la première fois, la Ville de Paris présente des oeuvres issues de ses collections d'art contemporain (Fmac) et les fait dialoguer avec les oeuvres anciens du Petit Palais. Une dense confrontation. C'est "Intrusions", jusqu'au 6 janvier. -hélvétique. Peintre d'histoire autant que croqueur de figures typiques et de paysages, ce peintre suisse s'est imposé comme peintre de "l'helvétitude". Orsay propose une importante rétrospective Ferdinand Hodler. Jusqu'au 3 février. - colossale. Deux fois Giacometti... Les passionnés de l'artiste protéiforme sont comblés. Les gravures s'exposent à la BNF, l'atelier dans sa globalité (sculptures, pans de murs etc.) se dévoile au Centre Georges Pompidou. Dans ce double parcours Giacometti, notre dénicheuse d'expos fluctuatienne donne l'avantage au premier... Jusqu'au 13 janvier et 11 février. L'amateur d'art's digest 1 : côté photo (expos à Paris)
En cette période chargée de victuailles, de cadeaux, de nuits courtes, s'aérer l'esprit sans quitter Paris c'est possible. Voyager en restant à quai, oui, à condition d'aller traîner ses basques dans les musées et galeries d'art. A la manière du spectateur's digest, Flu vous livre son petit carnet de route pour amateurs d'art. D'abord au rayon photos, puis aux rayons peinture et sculpture. Suivez le guide des expos photos les plus... -bouleversante. On ne le répétera jamais assez, le double accrochage de la MEP vaut largement le détour. Martine Barrat et Larry Clark y dévoilent leurs images d'Amérique, d'hier, d'aujourd'hui, de toujours. Jusqu'au 6 janvier. © Martine Barrat ; © Larry Clark -haute en couleurs. Contre toute attente, Paris n'est pas qu'une ville en noir et blanc. L'exposition Paris en couleurs, présentée en ce moment à l'Hôtel de ville en témoigne. Martin Parr et Willy Ronis, Robert Doisneau et Pierre et Gilles y voisinent harmonieusement. Jusqu'au 31 mars. © Paolo Roversi -bondissante. Alex Majoli, photographe de l'agence Magnum a fêté les 60 ans du festival de Cannes à sa façon: il a demandé un saut à nombre de stars qui arpentaient la Croisette: Pedro Almodovar, Cécile de France ou encore Samuel L.Jackson se sont prêtés au jeu de bonne grâce. A la manière de "Jumpology", initiée par le photographe Philip Halsman dans les années 60, 50 sauts au total. Jusqu'au 15 février à la Pinacothèque. Heinz Hajek-Halke. © Alex Majoli -écolo. Robert Adams, photographe diablement vert a voulu témoigner du saccage des paysages de l'Ouest Américain. Il est à la fois fasciné par la beauté des grands espaces et affligé par le traitement qu'on leur réserve. Un parcours noir et blanc à la fois sobre et presque lyrique. A la Fondation Cartier jusqu'au 27 janvier. www © Robert Adams -historique. Avec "Résonances I", le Jeu de Paume inaugure un nouveau cycle d'expositions. Ici, il confronte des fonds français et allemands pour une lecture croisée de la production photo des deux pays dans les années 50. C'est "France-Allemagne 1945-1955". A l'Hôtel de Sully jusqu'au 17 février. www © Collection Michael Ruetz/ Agentur Fovus Cosmos ; © Roger Corbeau. Donation Roger Corbeau Expo Helen Schjerfbeck. Helen qui ?Actuellement exposée au musée d'art moderne de la ville de Paris, l''artiste peintre finlandaise au nom impronçable fait l'objet d'une courte vidéo de présentation sur Dailymotion. Le reportage a été réalisé par le site Paris.fr ; didactique et informative comme un sujet de France 3, il permet au moins de se faire une idée. Pour en savoir plus, on peut aussi lire le mini-portrait de Helene Schjerfbeck et la chronique de l'expo en Mag Arts.
Grand Palais : tout le monde descend !
Pour souffler ses 70 bougies, la SNCF a choisi de célébrer l'art, ou plutôt l'art inspiré par... elle-même, ses trains et ses gares. "L'art entre en gare", au Grand Palais c'est neuf pavillons qui revisitent l'histoire de l'inspiration ferroviaire à travers cinéma, mode, photographie, architecture. Salvador Dali faiseur d'affiches et Christian Lacroix créateur de costumes estampillés SNCF, Claude Lelouch filmant la gare Montparnasse, ils sont nombreux les artistes à s'être laissés tentés par cette exploration. Le parcours qui s'ouvre aujourd'hui, idéal à visiter en famille en période de fêtes est à Paris jusqu'au 6 janvier puis en tournée dans les principales de France. De Reims à Strasbourg, de Lille à Nancy ou Marseille... L'art entre en gare au Grand Palais du 21 décembre au 6 janvier. www La pub fait son cinéma aux Arts DécoPosté par Nedjma le 19.12.07 à 17:15 | tags : expos à paris
![]() Le film d'animation publicitaire en France, au Musée des arts décoratifs, jusqu'au 6 avril 2008. www Plongée chez les MontparnosPosté par Nedjma le 19.12.07 à 10:41 | tags : expos à paris
![]() C'est un coin un peu à part, à l'écart de l'agitation bruyante du quartier Montparnasse. Le musée du Montparnasse, dans une ruelle pavée offre une plongée dans le passé savoureuse. C'était au temps où Montparnasse vivait dans un bouillonnement permanent par, pour, avec les artistes et les intellectuels. Autour de 14 films de Jean-Marie Drot, compagnon de route de nombreux créateurs du XXe siècle, le musée retrace ces "heures chaudes" avec un accrochage impressionnant, qui mêle Chagall et Cocteau, Derain et Picasso, et des films donc liés à l'histoire, la musique de Montparnasse ou encore les hommes qui l'ont fait. Réjouissante galerie de portraits... Et puis ici, là, un peu partout, l'image de Kiki, reine et muse de l'époque. Si vous n'avez pas encore visité cet écrin, précipitez-vous: l'expo est prolongée jusqu'au 20 janvier. Illus "Intellectuels à la Rotonde" de Tullio Garbari. Collection musée du Petit Palais de Genève. ©Monique Benar. Hedi Slimane part en fuméePosté par Arnaud le 18.12.07 à 18:38 | tags : expos à paris
![]() Avec Perfect Stranger, Hedi Slimane en montre peu, et le peu qu’il y a, est « abstrait ». On pourrait se réjouir de la prise de risques soudaine de l’artiste, mais... Une première installation : un parterre de brillants au-dessus duquel s’élève une poutre ornée d’ampoules, avec de chaque côté deux énormes écouteurs. Ce n’est finalement pas abstrait mais bel et bien opaque et sans surprise. Même si ses photographies sur l’errance et l’innocence - mais à doses homéopathiques ! – sont très réussies, l’ensemble manque cruellement de consistance. Un peu plus loin, le fameux néon qui forme un mot : autant dire qu’on ne peut pas y échapper quand il s’agit d’art contemporain. Et à l‘étage, comme un aveu, un film qui montre des volutes de fumée et qui tristement résume à lui seul toute l’expo… du vent et du vide, qui nous laisse parfaitement étrangers. Illus © Hedi Slimane
Il vous reste encore une quinzaine de jours pour découvrir les expos de Martine Barrat et Larry Clark à la Maison Européenne de la Photographie. Le haut lieu parisien de l'image changera, ensuite, radicalement de ton. A partir de janvier, c'est Boubat qui s'y installe, enfin 150 de ses oeuvres. Celui que l'on a souvent rangé dans la catégorie "humaniste" aux côtés d' Henri Cartier-Bresson et Willy Ronis notamment a d'abord chroniqué l'après-guerre et ses horreurs, comme photoreporter. Marqué par cette expérience, il a ensuite choisi de se consacrer à la vie, et de célébrer le bonheur dans tous ses états. Un bonheur qui passe bien souvent par de petites choses, quotidiennes. Jacques Prévert, dont il a souvent tiré le portrait le qualifiait de "correspondant de la paix". Résolument parisien, l'homme a souvent posé son objectif dans sa ville avant de s'éteindre, en 1999, à Montrouge. Illus Collioure 1954 © Edouard Boubat. Edouard Boubat à la MEP à partir du 16 janvier. www Fragonard au musée Jacquemart-André![]() Voilà près de vingt ans qu'aucune exposition d'envergure ne lui avait été consacrée. C'est à Paris qu'il est mort, en 1806, et à Paris qu'il a fait l'essentiel de sa carrière. C'est donc à Paris qu'on lui rend hommage, dans ce bel écrin qu'est le musée Jacquemart-André. Un portrait en une centaine d'oeuvres de Jean-Honoré Fragonard qui, plus que tout autre illustra l'esprit de son siècle, entre plaisir et raffinement artistique; Des oeuvres qui viennent des quatre coins du monde, pour un parcours placé sous la houlette de Marie-Anne Dupuy-Vachey. A découvrir encore un mois durant. Illus La petite sultane, photo Steven J.Talley © Trustees of Ball State University.
Fragonard, les plaisirs d'un siècle, au Musée Jacquemart-André, jusqu'au 13 janvier 2008. www Peinture fraîche, un atelier éphémère à Beaubourg![]() A chaque étage ses réjouissances au Centre Pompidou. Tandis que Giacometti et Richard Rogers (voir ci-dessous) investissent les niveaux supérieurs, 9e Concept installe son atelier éphémère dans la galerie des Enfants. 9e concept, c'est un collectif composé d'artistes de tous horizons: graphistes, peintres et autres illustrateurs. Cinq d'entre eux ont donc investi Beaubourg avec "Peinture fraîche". Un espace de création éphémère qui explore la vie des oeuvres, depuis leur conception jusqu'à leur accrochage, que ce soit dans un musée, une galerie ou chez un particulier Les gosses y sont invités à observer, comprendre et même mettre la main à l'ouvrage dans le cadre de diverses animations. Enfin, il est possible de partir avec des oeuvres conçues sur pièce... pour 15 jours. 9e concept fait fonctionner une artothèque, prêt d'oeuvres d'art, tout au long de son installation. Illus 9e Concept © Marc Lafon.
Peinture fraîche, galerie des Enfants, centre Pompidou, jusqu'au 14 janvier. www Rodin sous l'oeil des photographes![]() L'homme, silhouette massive et longue barbe blanche a longtemps inspiré les photographes (Edward Steichen notamment). Mais le sculpteur Auguste Rodin était aussi féru de photographie, au point de se doter d'une riche collection. Et c'est précisément à cette collection que le Musée Rodin s'attache aujourd'hui, en expliquant comment il fut d'abord sceptique, puis attaché à ce vecteur de communication. Le photographe Eugène Druet fut aux premières loges du travail du sculpteur, et témoin privilégié de son oeuvre. Ses images figurent en bonne place dans l'expo que lui consacre le Musée, ainsi que celle de Jacques-Ernest Bulloz ou Steichen. Illus Le baiser par Eugène Druet. © Musée Rodin. Rodin sous l'oeil des photographes, Musée Rodin jusqu'au 2 mars. www Beaubourg rend hommage à son architecte![]() Illus Aéroport de Madrid Barajas © Amparo Garrido. Richard Rogers et architectes associés, au Centre Pompidou, jusqu'au 3 mars 2008. www
L'art du dehors dans la Hotte de FluPosté par Arnaud le 06.12.07 à 16:03 | tags : livres d'art
Ce qu'il faut savoir, c'est que le Barbu de chez Fluctuat a glissé un exemplaire de cet ouvrage dans sa hotte déjà bien remplie. Pas de hasard, pour gagner il faut jouer ! Destination : Art - 200 Lieux Insolites, d'Amy Dempsey 38 Euros, aux Editions Thames La fin de l'inaliénabilité des collections publiques?Posté par Nedjma le 06.12.07 à 11:22
![]() "Réfléchir à la possibilité pour les opérateurs publics d'aliéner des oeuvres de leurs collections sans compromettre le patrimoine de la nation". Ainsi Nicolas Sarkozy et François Fillon engageaient ils en août dernier la ministre de la culture, Christine Albanel à "lever les tabous de la politique culturelle française", s'inscrivant dans le droit fil du rapport Jouyet-Levy prévoyant notamment d'autoriser les musées à louer et vendre certaines oeuvres.La ministre est passée à la vitesse supérieure, comme l'évoque dans son édition de mardi le quotidien L'humanité, en confiant à Jacques Rigaud une mission de concertation et de proposition sur cette question d'aliénation des oeuvres publiques. Objectif: "la respiration des oeuvres". Etouffaient-elles, les oeuvres des collections publiques? On attend donc les résultats de cette intense réflexion et surtout les limites placées, et les autorités désignées: qui décidera de vendre des oeuvres? Quand, pourquoi? Et surtout au nom de quels critères? Le député Jean-François Mancel propose de classer les oeuvres en deux catégories: les trésors nationaux, et les oeuvres libres d'utilisation. Alors, la Joconde, trésor national ou oeuvre libre d'utilisation? Et les monochromes de Klein? On imagine d'ores et déjà les dérives d'un tel système, et les choix arbitraires qu'il risque d'entraîner. Illus La Joconde. © Musée du Louvre. La BNF interdite aux moins de 16 ans![]()
Que se cache-t-il dans l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France ?... Que trouve-t-on dans cet espace, territoire de légendes, de fantasmes, d'interdits qui alimente toutes les curiosités ? Est-il un lieu de censure ou un boudoir galant ? Pour la première fois de son histoire, la BNF dévoile livres et gravures jusqu'ici inconnues du public car "contraires aux bonnes moeurs". Elle offre une plongée dans cinq siècles d'érotisme à travers un double parcours. D'abord historique, qui reconstitue la création et l'évolution de ce département de livres et images historiques, né au XIXe siècle, puisque la première mention d'un livre affublé du mot "Enfer" remonte à 1844. Ensuite thématique, qui offre une déambulation à travers son contenu. Nombre d'oeuvres donc images, gravures, estampes, photos coquines ou carrément pornos. Une somme, passionnante. Et un voyage interdit aux moins de 16 ans. Illus. Manuscrit de Sade. © BNF. "L'Enfer de la Bibliothèque. Eros au secret". Bibliothèque nationale de France, site François-MItterrand. Jusqu'au 2 mars 2008. www A lire aussi : l'enfer de la bibliothèque et les lectures érotiques d'Anne Archet sur le blog sexe, love. |
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