Expos : blog actu arts et expos. De Visu.

Archives > Novembre 2007

Objet Nageant Non Identifié

Posté par Arnaud le 30.11.07 à 14:56 | tags : expos à paris

Non, ce n'est pas un Pokemon mais bien un poulpe, un poulpe "Dumbo". Le Musée national d'Histoire Naturelle invite d'étranges créatures à l'occasion de l'exposition Abysses. Qui aurait cru que certains cousins de nos poissons rouges fétiches arboraient une dentition digne d'un crocodile ; que ces méduses, traîtresses des mers, qui nous ont pourri des baignades estivales - voir des vacances entières pour les plus flippés - pouvaient être aussi jolies et majestueuses... Cette exposition, en parallèle du livre édité l'année dernière, plonge le spectateurs dans des profondeurs inconnues, et révèle des créatures fascinantes et étranges, d’une beauté sidérante. Illus © MBARI

Abysses,

Jusqu'au 8 mai 2008, au Musée national d'Histoire Naturelle, Paris





Sots art, le poil à gratter de l'art russe

Posté par Nedjma le 28.11.07 à 12:01 | tags : expos, expos à paris
200 pièces (photos, vidéos, sculptures, tableaux) ont investi la Maison Rouge pour une plongée dans le Sots Art, mouvement artistique résolument politique et subversif, né en Russie au début des années 70. Sous l'impulsion de deux artistes de Moscou, Alexander Melamid et Vitaly Komar, le courant tire son nom d'une analogie avec  le pop art, et évoque les mots "art" et "socialisme". Ses artistes, joyeux manieurs de poil à gratter, se sont appropriés images et slogans de la propagande pour la rendre grotesque. L'expo a été montée par la galerie moscovite Tretiakov en partenariat avec la société d'encouragement des beaux arts de Moscou et elle fait grincer des dents: selon l'Express, des pièces destinées à l'expo parisienne seraient restées bloquées à Moscou, sur ordre du Ministère de la culture! On savait que la liberté de parole et de création, par là-bas, n'était pas gagnée. Une preuve de plus. Illus ©Maison Rouge.

Sots art, art politique en Russie, à la Maison Rouge. Jusqu'au 20 janvier 2008. www







L'autre Noël d'Art Factory

Posté par Arnaud le 27.11.07 à 11:37 | tags : art numérique, expos à paris

Parce que les marchés de Noël où l'on ne vend que du pain d'épices... Parce que les foules hystériques dans les grands magasins... Parce que chaque année, c'est toujours les mêmes cadeaux au pied du sapin... Pour toutes ses raisons qui nous minent le moral à l'approche des fêtes, on irait bien faire un tour au Winter Show auquel nous convie tel un Messie, Marie:

"Plaisir d'offrir, joie de recevoir … le Winter Show de la galerie nomade Arts Factory est de retour ! Fidèles à une tradition inaugurée en 1996 dans leur petite galerie du quartier des Abbesses, Effi et Laurent vous invitent cette fois ci dans les locaux de l’Espace Beaurepaire, à un shopping de noël hors des sentiers battus. Sont d'ores et déjà programmés par ces deux têtes chercheuses du circuit parisien, des « classiques » de leur équipe d’artistes comme Blex Bolex, Ciou, Stéphane Kiehl ou encore le berlinois Atak. Ils sont rejoints à cette occasion par un trio de new comers adeptes du crayon de couleur et de la gouache qui tache : Nine, N'roll et le collectif Jeanspezial, qui participent pour le coup à leur première exposition parisienne d’envergure. Egalement à l'honneur, les nouvelles compositions numériques de Mijn Schatje ainsi qu'un face à face entre Kerozen et le très underground Captain Cavern pour une série de 60 peintures de même format, exécutées à la manière d'une partie de ping-pong graphique. Illus © Mijn Schatje - composition numérique

Winter Show d'Arts Factory

Tous les jours de 12h30 à 19h30, Espace Beaurepaire - 28 rue beaurepaire 75010 Paris. Métro : république

Vernissage le mardi 27 novembre 2007 de 16h à 21h exposition du 28 novembre au 15 décembre 2007,




Buren inaugure la nouvelle galerie Kamel Mennour

Posté par Nedjma le 26.11.07 à 18:10 | tags : expos, expos à paris

 

Après la rue Mazarine, le galeriste Kamel Mennour ouvre un nouvel espace rue Saint-André des Arts. Et c'est Daniel Buren qui a inauguré le lieu, dès le 6 novembre dernier, avec l'exposition "C'était, c'est, ce sera". Celui pour qui oeuvre et espace ont toujours été indissociables, spécialiste de l'oeuvre in situ depuis quarante ans, initie un nouveau concept, les oeuvres "situées in situ" (sic). Certains éléments, conçus spécifiquement pour l'espace en question seront détruits à la fin de l'expo, d'autres pourront être transportés, disposés d'une autre façon. A juger sur pièces, couleurs et matières. Illus © Daniel Buren/ Kamel Mennour.

"C'était, c'est, ce sera", galerie Kamel Mennour, 47 rue Saint-André des Arts, Paris 6e. www




Cartier libre

Posté par Nedjma le 23.11.07 à 12:19 | tags : expos, expos à paris, fondation cartier

On aime beaucoup la Fondation Cartier, sublime écrin de verre et de métal, au coeur de Paris, dans le quatorzième arrondissement. Après une vaste exposition consacrée au rock cet été, elle accueille en ce moment Robert Adams et Lee Bul. Le premier, qui vit dans une maison entre mer et forêt, photographie les paysages dégradés par l'homme: en noir et blanc, trois séries d'images s'affichent sur les murs immaculés du sous-sol. Paysages dépourvus de présence humaine, immenses, souvent abimés, c'est très beau. Au premier niveau, ça scintille drôlement -quoi de plus normal vu l'endroit- au fil des sculptures aux mille perles de verre de Lee Bull. Vraiment magique, les éclats qui se reflètent dans un sol en miroir. Dans la foulée, on va se balader dans le jardin sauvage de Lothar Baumgarten, instant volé à l'abri du tumulte. Illus © Fondation Cartier.

Exposition Robert Adams et Lee Bul, Fondation Cartier jusqu'au 27 janvier. www

MAJ : lire la critique de l'expo Lee Bul en Mag Expos.

 




Stasi / Secret Room

Posté par Arnaud le 21.11.07 à 11:37 | tags : art contemporain, expos à paris, photographie

Le Marais déjà trés accueillant en matière d'art, héberge desormais une nouvelle galerie : Dix9 est la convergence de deux passionnées de photographie, Michèle Zaquin et Hélène Lacharmoise.
Pour son ouverture la galerie Dix9 invite les talentueux Daniel et Géo Fuchs, artistes allemands qui par leurs photographies ont surpris bon nombre de tabous. Après leur très beau projet Conserving qui donnait à voir de manière inédite, des humains et des animaux figés dans du formol, ils reviennent avec un travail à la dimension incontestablement artistique mais aussi documentaire, Stasi / Secret Room. Durant deux ans, ils photographient l'intérieur des batîments désaffectés de l'ancienne police est-allemande pour la Sécurité de l'Etat (Stasi).

En écho aux débats politiques de ces dernières années, ce travail met en lumière la portée répressive du système. A l'image de cette machine extrêmement rôdée, les photographies respectent un protocle très rigoureux ayant pour but de rendre compte des lieux. La froideur du point de vue, en même temps que la quiètude qui y règne, dérangent. Il y a comme un non-dit en suspens dans ces pièces et ces couloirs, quelque chose de fascinant autant que de terrifiant. L'inquiétante étrangeté de Freud prend ici tout son sens. Pour le reste, nul doute qu'il faut confronter son imaginaire à la réalité de ces photographies.
En voici quelques unes :

Potsdam / Cabinet photographique, 2004 / 170x135 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Etage des Interrogatoires, 2004 / 170x 135 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Cellule d'isolement, 2004 / 88x70,50 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Parloir, 2004 / 88x70,50 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Stasi / Secret Room, de Daniel et Géo Fuchs

Du 24 novembre au 8 janvier 2008, à la galerie Dix9 (www)

19, rue des Filles du Calvaire, 75003 Paris




Allemagne, années noires, années d'art

Posté par Nedjma le 21.11.07 à 10:32 | tags : expos, expos à paris

Comment rendre compte de la réalité de la guerre avec les instruments traditionnels et moyens d'expression des artistes? C'est à cette question qu'un certain nombre de créateurs ont tenté de répondre entre 1912 et 1929, en Allemagne. Otto Dix, Max Beckmann, George Grosz notamment, pour ne citer que les plus connus ont évoqué l'histoire dramatique qui était ou allait être celle de leur pays. La Fondation Maillol expose, autour de ce thème, 250 oeuvres traversant divers courants. Dessins, tableaux, gravures et autant de paysages ravagés, corps abîmés, portraits ou autoportraits glaçants. Illus Les Brigands de George Grosz. ©Adagp Paris.

Allemagne, les années noires à la Fondation Maillol jusqu'au 4 février. www




Le peuple inconnu

Posté par Floriane le 20.11.07 à 12:33 | tags : expos à paris, patrimoine

 Les espaces publicitaires du métro se sont couverts ces derniers jours, d’une affiche alléchante : « La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage » à l’Institut du Monde Arabe. Tout un programme ! A l’arrivée, l’on se dit qu’il est bien difficile de monter une exposition sur un peuple dont, l’avouent les spécialistes, l’on ne sait pratiquement rien.
Dans une première partie, consacrée à l’invention de l’alphabet (appelé « lettres phéniciennes » par les Grecs), les connaissances scientifiques sur l’évolution de l’écriture cunéiforme sauvent la mise, même si les objets présentés ne semblent pas d’une relation très convaincante au propos. A l’étage, cette sensation s’accentue : hors audioguide, point de salut. Le visiteur, laissé aux seuls cartels, reçoit des bribes d’une civilisation quasi inconnue, fortement influencée par l’esthétique égyptienne et les autres contacts que les rapports commerciaux lui permettaient d’établir avec le bassin méditerranéen. Les sceaux minuscules, présentés sans loupe, perdent beaucoup de leur valeur ; l’audio-visuel, sans commentaire, dresse un portrait, plus que laconique, de l’étendue géographique de l’influence phénicienne. Il faut attendre la dernière série d’interviews, pour que les invités avouent franchement leur ignorance et rappellent qu’au XIXè siècle, les images les plus fantaisistes ont circulé. Là, l’on imagine qu’une présentation moins conventionnelle aurait pu rendre plus vivant un corpus fragile, mais qui reste (ou peut-être pour cette raison-même) fascinant.
On pourra toujours se rattraper, en lisant Les Phéniciens, paru chez Gallimard dans la collection L’Univers des formes.

Plaque de revêtement de porte, Balawat, vers 900 av. J.-C. Paris, Musée du Louvre © Photo RMN

La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage :

Jusqu'au 20 avril 2008, à l'Institut du Monde Arabe




Magnum a sa galerie

Posté par Nedjma le 19.11.07 à 17:38 | tags : expos, expos à paris

C'était un des moments alléchants de Paris Photo 2007: l'exposition de l'agence Magnum au Carrousel du Louvre. Le prestigieux rendez-vous de l'image fixe a remballé, pour cette année, mais du côté de Magnum, les réjouissances continuent. Ce samedi même, l'agence photo qui souffle cette année ses 60 bougies a ouvert sa propre galerie. C'est à Paris que ça se passe, dans un espace lumineux du 18e arrondissement de 200 mètres carrés, au sein même de l'agence. L'accrochage inaugural réunit deux talents maison: l'un, Leonard Freed, signature historique, disparu l'an dernier, est célébré à travers des tirages vintage. L'autre, jeune créateur prometteur, Alec Soth, s'est notamment illustré lors de l'exposition collective "L'image d'après" à la Cinémathèque, au printemps dernier. C'est aussi à lui que l'on doit la réalisation du "Fashion Magazine" 2007, celui-là même qu'avait réalisé Martin Parr en 2005.

Galerie Magnum, 19 rue Hégésippe-Moreau, Paris 18e. (www)




Quai Branly : l'expo Diaspora sur le web

Posté par Arnaud le 19.11.07 à 15:41 | tags : expos à paris, quai branly
Le Musée du Quai Branly est un fenêtre ouverte sur le monde et ses différentes cultures. Ce qu'on ne savait pas encore c'est qu'il est aussi à la page en matière de culture geek. En parallèle de l'exposition Diaspora, le Quai Branly propose un catalogue numérique. A travers des espaces de libre expression comme MySpace, YouTube et Dailymotion pour la vidéo, et Flickr pour la photo, les internautes sont invités à réagir, dialoguer, et confronter leurs points de vues autour du thème "Diaspora". Vous y trouverez par exemple, l'interview de Lilian Thuram extraite de l'installation de Claire Denis pour l'exposition Diaspora.

 



Diaspora, Au Musée du Quai Branly (www), Jusqu'au 6 janvier 2008 (crédit vidéo : Catalogue numérique Diaspora).

 




Paris Photo 2007 : l'oeil du monde

Posté par Nedjma le 14.11.07 à 11:01 | tags : expos, expos à paris, photographie

Créée voilà dix ans, Paris photo s'est hissée comme première foire de l'image fixe au monde. Une centaine de galeries et d'éditeurs des quatre coins de la planète sont réunis pendant trois jours autour d'une pléiade d'expositions, de conférences, de rencontres. Au total, quelque 500 artistes seont représentés, depuis Henri Cartier-Bresson et Helen Lewitt, jusqu'à Nan Goldin, Diane Arbus et Bernard Herrmann. L'Italie est à l'honneur avec, dans l'exposition centrale quelques pièces maîtresses de la collection UniCredit (Gabriele Basilico et Maria Giacomelli notamment). Les pionniers de l'image seront aussi représentés. Un beau bouquet d'images en somme. A suivre...

Paris photo, onzième édition, Carrousel du Louvre du 15 au 18 novembre. www




Simenon, écrivain, photographe

Posté par Floriane le 13.11.07 à 10:47 | tags : livres d'art
En écho (involontaire) à Photoquai, la biennale mise en oeuvre par le musée du Quai Branly, le fruit d’un travail incroyable de constance et de dévouement vient de voir le jour. Freddy Bonmariage a consacré une dizaine d’années de sa vie à l’un des aspects méconnus de Georges Simenon : la photographie. Impossible de passer à côté de Maigret, la télévision en a fait son fonds de commerce. Si le reste de la production littéraire de son auteur est davantage dans l’ombre, ses activités de journaliste sont carrément du domaine des spécialistes de son œuvre. Quant à ses images, elles étaient dans un état si lamentable que Freddy Bonmariage a dû passer des années à les travailler pour en récupérer des tirages corrects.
Et pourtant, voyageur acharné, Simenon (souvent accompagné de sa femme) enchaîne les déplacements, les projets de tours (de la Mer Noire, de la Méditerranée, des canaux …). Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est saisir l’instant. Il le fait avec sa plume, bien sûr et l’on en retrouve des traces dans ses écrits de fiction comme dans ses reportages, mais surtout avec son appareil. Dans ses portraits, il recherche l’humain, pas la photo qui fait vendre ou la chronique pseudo-scientifique, et c’est en cela que ses clichés dépassent le voyeurisme, même lorsqu’il va à la rencontre des habitants de la sphère soviétique sous contrôle ou de l’Afrique, pas encore sortie du colonialisme.
Freddy Bonmariage, avec Georges Simenon, écrivain photographe, 1931-1935, fait littéralement œuvre. Il a sorti pas moins d’un livre (splendides photos noir et blanc), d’un CD et d’un DVD où les photos de Simenon sont intégrées dans un habile montage, accompagné de lectures de textes de l’auteur et d’une musique signée par l’Ukrainienne Karmella Tsepolenko. Cet OVNI protéiforme de l’édition (chaque support est, bien entendu, indépendant) est à guetter en librairie.



Comment regarder l’autre ?

Posté par Floriane le 13.11.07 à 10:34 | tags : bnf, expos à paris, photographie, quai branly

Photoquai, la biennale lancée par le musée du Quai Branly, propose outre des grands et moyens formats sur le quai de Seine, une série d’expositions dans diverses institutions parisiennes. Plusieurs d’entre elles méritent l’attention, mais s’il est impossible de tout voir, on peut au moins envisager les propositions selon l’angle affiché par la manifestation : le monde vu par ceux qui y habitent (de préférence à ceux qui s’y déplacent). En contraste avec cette idée et pour la mettre en perspective historique, sans doute, l’exposition consacrée aux Trésors photographiques de la Société de géographie présente, à la BNF, l’un des versants patrimoniaux de la manifestation.
Au XIXè siècle, après les premiers daguerréotypes (présentés au Quai Branly sous le titre Camera Obscura), les scientifiques confient à la photographie le soin de garder trace du monde, dans son étendue et son évolution. L’exposition de la Bibliothèque Nationale souligne, de manière très claire, la curiosité non seulement pour les paysages (vus d’un point de vue géologique), les peuples (très vite de façon ethnologique) et les industries (premiers chemins de fer, métro aérien, usines d’extraction, etc). Dépassés les récits et les croquis, l’image tend à s’imposer comme le reflet du monde, dont certains aspects s’avèrent condamnés à disparaître inexorablement. Le sens artistique gagne rarement ces regards scientifiques, à la différence des autres créateurs choisis par Photoquai.
Et pourtant, en quoi le témoignage des chercheurs français, allemands, anglais, lancés sur les pistes alors, ou celui des artistes d’aujourd’hui partis à la découverte d’autres horizons, aurait-il moins de valeur, d’authenticité que celui des autochtones ? La question n’est pas simple. Pour preuve, le regard croisé proposé par l’Institut polonais : comment un Chinois et un Polonais rendent-ils compte d’un même pays (la Chine) ? Peut-être l’Européen semble-t-il plus anecdotique, l’Oriental plus sensible au souffle qui parcourt ce qu’il voit ? Mais à quelques encâblures, les photos de trois autochtones, présentées au Centre culturel chinois, viennent démentir cette remarque fragile.
Chaque artiste a sa signature, même si la culture qui l’a nourri ne peut rester anodine. Chaque spectateur a son regard, et sa culture à lui le guide. Le grand mérite de Photoquai est de soulever toutes ces questions, et de faire avancer, en ces temps de protectionnisme à outrance, le rapport à l’autre. Illus © Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Photoquai :
Du 30 octobre au 25 novembre à Paris
Catalogue « Le monde regarde le monde » : 35 €, en vente au musée du Quai Branly

Trésors photographiques de la société géographique:

Exposition virtuelle, sur le site de la BNF (www)




Lacroix plonge dans l'histoire de la mode

Posté par Nedjma le 09.11.07 à 17:13 | tags : expos, expos à paris, mode

Il se voyait conservateur de musée, et avait étudié pour cela l'histoire de l'art, avant de devenir le couturier que l'on sait. Juste retour aux sources, Christian Lacroix plonge dans l'histoire de la mode pour une exposition singulière au Musée des arts décoratifs. Pour célébrer les vingt ans de sa maison, il offre, "non pas une rétrospective mais un regard" sur la mode d'hier et d'aujourd'hui. Depuis le 18e siècle jusqu'à nos jours, il explore ainsi un patrimoine où 400 vêtements historiques sont mis en relation avec 80 modèles signés Lacroix.

Christian Lacroix, histoires de modes. Jusqu'au 6 avril 2008, Musée des arts décoratifs (www).

A lire aussi sur Flu : notre petite histoire de la mode en 6 familles de créateurs.




Galeries Louise 13 : Parcours visuel

Posté par Arnaud le 08.11.07 à 16:34 | tags : art contemporain, design, expos à paris

L'association Louise 13 (www) regroupe plusieurs galeries d'art contemporain et de design dans un petit périmètre du 13ieme arrondissement de Paris. Louise 13 est en mouvement perpétuel. On peut entendre en cela deux choses distinctes. Mouvement, car depuis quelques temps, certains galeristes qui y étaient établis ont préféré retourner dans le centre de Paris, histoire de retrouver les copains du Marais, des loyers exorbitants et un public - qui croyait que le treizième c'était la banlieue : trop loin et pas assez de BHV ! Mouvement, car Louise 13 n'a de cesse de renouveller ses propostions avec chaque mois de nouvelles expositions et un vernissage collectif. Design, photographie, installations, peinture... Effervescence garantie.

Mise en bouche visuelle de ce qui se passe en ce moment autour de la Rue Louise Weiss.


Saxo (Signal Yellow)
, Rory Macbeth, 2003. Courtesy Galerie Sarah Guedj, Paris.

 


Tabouret, François Bauchet, 2007. Tabouret "Fantasia", Elizabeth Garouste, 2007 © Fabrice Gousset. Courtesy Galerie Kréo, Paris.


Détail, vue de Très lié, photo d'Elina Brotherus, extraite d'une installation de 45 photographies couleur encadreées avec verre gravé, Large du vue, Hommage à Eric Satie, 2006. Courtesy gb agency, Paris.

 

Zombie panel #4, Jim Shaw, 2007 ; © Jim Shaw's studio. Courtesy Praz-Delavallade, Paris.

 


Algeco, quai de la Moselle, Calais, juillet 2006, Bruno Serralongue, 2006. Coutesy Air de Paris, Paris.

 

Expositions Louise 13,

Autour de la rue Louise Weiss, Paris 13ieme.

Jusqu'au 24 novembre.




Anselm Kiefer Forever au Louvre

Posté par Arnaud le 08.11.07 à 10:15 | tags : art contemporain, expos à paris, louvre
C'est un fait incontestable : depuis quelques années, et plus précisément depuis l'arrivée d'Henri Loyrette à la tête du musée du Louvre, l'art contemporain s'est infiltré au palais. Evénement significatif à l'appui, l'artiste allemand Anselm Kiefer vient d'entrer définitivement au Louvre. Ce ne s'était pas vu depuis 1953, date à laquelle Georges Braque investissait un plafond du musée. Le directeur a tout compris. Il met tout le monde d'accord en esquivant la sempiternelle querelle des anciens et des modernes, en précisant qu'il veut " renouer avec la tradition Cy Twombly et un vitrage pour l'escalier Lefuel traité par François Morellet. Illus © Martine Archambault

Anselm Kiefer au Louvre : "traverser les frontières"

Jusqu'au 7 décembre, au Musée du Louvre (www)




Expo virtuelle : Eugène Atget

Posté par Arnaud le 06.11.07 à 10:14 | tags : bnf, expos, photographie

Le site de la Bibliothèque Nationale de France revient sur la vie et l'oeuvre d'Eugène Atget, photographe de la fin du 19e siècle. Cette exposition virtuelle, vivante et trés documentée, met en lumière les travaux de cet homme, fin observateur de son époque. De ses ballades dans Paris, il photographie des boutiques, des détails ornementaux, des gens aussi. Il a passé une partie de sa vie à figer sur du papier glacé, les vieux quartiers de Paris appelés à disparaitre, comme un devoir de mémoire. Eugène Atget est un artiste méconnu, à la fois archéologue et historien, dont l'oeuvre mérite assurément le détour. Le caractère ludique du site Internet de la BNF, et l'intelligence du contenu finissent de parfaire un travail des plus interessants. Le froid n'est plus une excuse pour ne pas aller au musée!

Eugène Atget, exposition virtuelle.

Sur le site de la BNF(www)




Steve Reich à la Cité de la Musique

Posté par Floriane le 05.11.07 à 11:34 | tags : art video
La Cité de la musique consacre sa saison à l’axe « sacré/profane » ; une programmation exceptionnelle s’y déploie. Mais parmi tant de perles, se détache un joyau : « The Cave » de Steve Reich et Beryl Korot. Créé en 1994, cet opéra-vidéo s’inscrit dans la lignée de ses recherches à la fois minimalistes et répétitives. Les mêmes questions « Qui est Abraham ? Qui est Sarah ? Qui est Ismael ? » sont successivement posées à un Israelien, un Palestinien et un Américain, à Jérusalem. Ces phrases, dactylographiées, forment la matrice du développement musical, basé sur le rythme de la frappe, puis le frottement des crayons sur la page.

Steve Reich himself in Paris : une occasion comme ça ne se rate pas !

Les 13 et 14 novembre à la Cité de la Musique, après deux représentations en Normandie (le 8 au Théâtre de Caen et le 9 au Havre).




Cinq siècles d’art royal à Branly

Posté par Floriane le 05.11.07 à 11:18 | tags : art du monde, expos à paris, quai branly

Les métros matinaux regorgent de personnes de toutes les couleurs, harassées d’une nuit de travail ou les yeux encore bouffis de sommeil, sur le chemin des tâches manuelles qui sont généralement leur lot. Je ne peux m’empêcher de penser que, peut-être, parmi elles, se cache des descendants de hautes lignées et que toutes, en tout cas, sont dépositaires de la culture ancestrale de leurs peuples.

En visitant l’exposition retraçant, au quai Branly, cinq siècles d’art au Royaume du Bénin (Sud de l’actuel Nigeria), impossible d’oublier ces travailleurs de l’aube. Alors que l’art africain connu en Occident se distingue surtout par ses masques et ses objets en bois, ne remontant généralement pas à plus d’un siècle et demi, les œuvres exposées, en laiton, font figure d’exception remarquable. Au point que les premiers chroniqueurs les ont taxées, lors de leur découverte, d’art en quelque sorte dégénéré, car « influencé par les Européens ». Les colons portugais ont, certes, importé le métal et fourni un motif iconographique récurrent, mais l’habileté des artisans royaux se déployait fort bien sans leur aide.

Créée à Vienne, cette exposition fait halte à Paris jusqu’au 6 janvier prochain, avant de partir à Berlin et à Chicago. C’est dire si une telle occasion de contempler ces trésors rares et de découvrir la culture de ce royaume ne doit pas se rater !

Benin : Cinq siècles d'art royal au Musée du Quai Branly (www), jusqu'au 6 janvier 2008




Un siècle de BD au Musée du judaïsme

Posté par Nedjma le 05.11.07 à 09:29 | tags : expos, expos à paris

"De Superman au chat du rabbin". Sous ce titre amusant et énigmatique, se cache la première exposition d'envergure en France dédiée à l'apport des artistes et auteurs juifs dans la BD. Le musée d'art et d'histoire du judaïsme survole un siècle de création, de 1890 à la fin du siècle dernier, en plusieurs époques: la fin du dix-neuvième, l'entre-deux guerres, les années 50 etc. La part belle y est faite aux super-héros , de Batman à Superman en passant par Captain America. Et les créateurs évoqués sont légion, d' Hugo Pratt à Art Spiegelman. Au total, 230 dessins originaux, planches imprimées, et précieuses archives. Une somme... Illus ©mahj

De Superman au chat du rabbin, Musée d'art et d'histoire du judaïsme, jusqu'au 27 janvier 2008. (www)






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