Archives > Avril 2006Salon d'Art Contemporain de Montrouge![]() (illus. Pascal Siefridt, Sirène de Montagnes, 2005) En français sous l'image On n'en a pas beaucoup parlé, mais, comme chacun sait, c'est l'année de la francophonie, ou plus exactement francofffonies !Dans ce cadre, entre beaucoup d'autres choses, une exposition à l'Espace EDF Electra (Paris 7) retrace "l'aventue éditoriale en langue française de la photographie entre 1960 et 2005". Mais encore ? Concrètement, il s'agit d'une exposition de photographies d'artistes francophones (principalement issus du continent africain, mais aussi du Liban, de la Suisse, la Belgique, la Bulgarie...), accompagnées de phrases des photographes ou d'extraits de textes d'auteurs qui seront projetés sur les murs de l'espace. Des monographies, catalogues d'expo, ouvrages collectifs seront en libre consultation pour illustrer "la richesse des publications en langue française". Pour en savoir plus, le site du festival francofffonies ! (illus. Seydou Keita ; collection de la Maison Européenne de la photographie) Vach'Art : un grand pâturage artistique![]() Après avoir tourné un peu partout dans le monde, cette Cow Parade, rebaptisée Vach'Art pour son escale parisienne, s'invite (enfin !, l'idée datant de 1998) à Paris, du 27 avril au 26 juin 2006. L'idée de cet événement insolite est de faire découvrir et apprécier l'art contemporain à un très large public, en proposant de l'aborder avec humour et fantaisie. C'est non seulement une très bonne idée, mais une idée généreuse aussi : les plus belles vaches, sélectionnées par un jury, seront vendues aux enchères, au bénéfice de l'Africa Alive Foundation et du Programme Alimentaire Mondial. La vente qui avait eu lieu à Chicago avait rapporté trois millions de dollars. Espérons que les Français seront aussi généreux ! "Pour l'Art, pour la Générosité, pour le Fun". (illus. Gaïa, Christophe Betmalle) Dessine-moi un nouveau monde![]() Incroyable engouement autour d'une exposition du Victoria & Albert Museum de Londres qui entend réconcilier les Anglais (et le reste du monde ?) avec la Modernité. "Modernism : Designing a new world 1914-1939" explore le Modernisme à travers l'architecture, le design, la mode, le graphisme, le sport, la peinture, le cinéma, la sculpture, la photographie..., bref, avec tout ce que ce mouvement du début du siècle dernier a pu engendrer. Dans notre époque post-moderne, voire post post-moderne, nous évoluons toujours dans l'univers construit par ce mouvement et les idées qu'il véhiculait : les Modernistes croyaient pouvoir rendre le monde meilleur à l'aide de l'art et de la technologie. C'est beau les utopies, mais c'est dangereux, aussi. Bilan ? A en croire le succès de cette exposition, beaucoup espèrent sans doute trouver des réponses sur place. Nous, on se contentera d'explorer le site du V&A Museum, plein de ressources et assez pédagogique. Jusqu'au 23 juillet 2006. (illus. The New Adam, Sandor Bortnyik, 1924 ; Hungarian National Gallery, Budapest) L'Affaire Dreyfus exposée En juillet 1906, après un combat long de douze années, le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935) est enfin réhabilité par un arrêt de la Cour de Cassation. Cette Affaire, qui a pris des proportions considérables en France et dans le monde, et dans laquelle s'engagea Emile Zola, est devenue emblématique de la lutte pour la justice et la vérité et a profondément marqué la conscience collective.A l'occasion de la commémoration du centenaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, qui dispose d'un fond important d'archives léguées par les héritiers de Dreyfus, met en exergue le destin de cet officier juif en France et ses conséquences. L'exposition se poursuit d'ailleurs jusqu'à nos jours, en présentant la difficile postérité de l'Affaire. Autour de l'événement, des colloques, des rencontres, des lectures et une importante rétrospective de films - fictions et documentaires. Le Musée mettra également en ligne son fond Dreyfus à partir du mois de juin. "Alfred Dreyfus, le combat pour la justice", au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, du 14 juin au 1er octobre 2006. (illus. Gerschel, Alfred Dreyfus en uniforme, Paris, vers 1890 ; (c) Musée d'art et d'histoire du Judaïsme) Cindy Sherman au Jeu de PaumeDepuis plus de trente ans, Cindy Sherman construit une oeuvre photographique majeure - elle est une des rares artistes à n'utiliser que la photo comme support - en se servant presque exclusivement de sa propre personne comme modèle et support de ses mises en scène. Les personnages qu'elle construit, à l'aide d'accessoires et de décors, figurent souvent des stéréotypes, des symboles, qu'elle interroge de façon ludique ou sombre, grinçante ou brutale. Le Jeu de Paume présente une rétrospective de son oeuvre (1975-2005) qui permet de lire son évolution et les interrogations qu'elle soulève. "Cindy Sherman, rétrospective", du 16 mai au 3 septembre 2006 au Jeu de Paume (site Concorde). (illus. Cindy Sherman, Untitled # 66, 1980 ; collection particulière (c) Cindy Sherman) MAJ : lire la chronique Cindy Sherman - rétrospective sur Flu, le mag. Discuter de l'expo sur le forum Cindy Sherman et vous. The Gates En février 2005, Christo et Jeanne-Claude, deux artistes américains, obtiennent enfin l'autorisation de la Ville de New York d'installer The Gates à Central Park. Installation éphémère monumentale, The Gates se compose de 7500 portes en vynile réparties dans les allées du parc new-yorkais. Cette oeuvre n'est restée que 16 jours en place, avant d'être démontée et recyclée. Elle avait été créée en 1979 mais les artistes n'avaient pas obtenu l'accord de la mairie de l'époque pour l'installer. Un ouvrage retraçant l'histoire de cette oeuvre est publié chez Taschen, en édition limitée : 5000 exemplaires, tous signés et numérotés par les artistes, et accompagnés d'un fragment de tissu utilisé pour l'oeuvre. Si vous cherchez une idée de cadeau très spécial, et que vous êtes riche, vous pouvez vous procurer l'ouvrage pour la modique somme de 350 euros !(illus. The Gates, Central Park, 1979-2005 ; (c) Christo and Jeanne-Claude, photo Wolfgang Volz) Picasso - Crommelynck : dialogues "Lorsque le jeune graveur Piero Crommelynck installe, avec son frère Aldo, son atelier à Mougins au début de l'été 1963, Pablo Picasso a 82 ans. , Picasso exécutera plus de 750 gravures parmi lesquelles les célèbres suites 347 et 156. Le musée de la Vie romantique rend ainsi hommage à la complicité sans pareille entre Pablo Picasso (1881-1973) et Piero Crommelynck (1934-2001)."(illus. Pablo Picasso, Piero Crommelynck, 1969 ; (c) succession Picasso 2006, (c) photographie Jacques Faujour) Trafik, créations intéractives "Atelier de création graphique composé de quatre graphistes et d’un programmateur, Trafik présente son Sonik Cube : un grand cube lumineux, surface de projections colorées, qui réagit à son environnement sonore et notamment aux sons émis par les visiteurs."Jusqu'au 2 juillet à la Ferme du Buisson. Myriam Bâ aux Frigos La Galerie l'Aiguillage, installée dans un grand atelier des Frigos, lieu de création artistique de l'Est parisien, expose l'artiste plasticienne franco-sénégalaise Myriam Bâ. Le lieu, ouvert à tous, qui dispose d'un espace café et qui accueille des artistes de tous horizons et toutes disciplines, vaut le déplacement en soi. Mais les peintures de Myriam Bâ, exposées à partir du 27 avril, sont une bonne occasion d'aller s'y promener.De Visu expose![]() Portraits filmés au Palais de Tokyo![]() "Son travail s'affirme comme un art du portrait, à la frontière de la fiction et du réel. Ses influences proviennent essentiellement du monde musical, mais elle réalise également un travail de mise en scène de lieux communs, où la question de l'Autre est un thème récurrent. Avec pertinence, son travail propose des situations où autrui se révèle par ses silences ou ses récits".
Autoportrait, portraits d'amis à qui elle fait écouter un morceau de musique particulier, ou de personnes chantant en playback une chanson de leur choix. De midi à minuit pendant trois jours au Palais de Tokyo, des vidéos intimes.Le Pritzker Prize pour un Brésilien Le Pritzker Prize, la plus prestigieuse distinction en architecture, a été descerné à Paulo Mendes da Rocha, architecte brésilien de 77 ans, natif de Sao Paulo, où l'on trouve presque l'ensemble de son travail. Après son compatriote Oscar Niemeyer en 1988, il est le deuxième brésilien à recevoir ce prix. Le Président du jury a salué ainsi son travail : "Paulo Mendes brings the joyful lilt of Brazil to his work, and in so doing lifts the spirit of all those whose lives are touched by it."
L'année dernière, le lauréat du Pritzker Prize était l'américain Thom Mayne, dont l'agence fait l'objet d'une exposition, toujours visible à Beaubourg.(illus. Museu de Arte Contemporanea, Sao Paulo) Tate Triennial à Londres La 3e Tate Triennial se tient en ce moment à la Tate Britain de Londres. Trente-six artistes ont été sélectionnés pour illustrer les nouveaux développements de l'art contemporain. De différentes générations et utilisant différents supports, les artistes ont néanmoins en commun une certaine réappropriation d'images, de faits de société et culturels bien connus. Comme Lali Chetwynd, qui mélange dans ses oeuvres des références culturelles populaires (Star Wars) ou plus élitistes (Bertold Brecht), et qui présente cette année un spectacle de marionnettes, The Fall of Man, une relecture de la société à travers des textes de référence (la Bible, Rousseau, Marx...). Films, peintures, photographie, sculptures, installations et performances, dont on peut se faire une idée sur le site de la Tate, plein de ressources, faute de se rendre à Londres. Jusqu'au 14 mai 2006. (illus. Linder, She She, 1981) John Heartfield : photomontages politiques John Heartfield (1891-1968) ou le modèle de l'artiste engagé. Depuis son adhésion au Parti Communiste Allemand en 1919, Heartfield a mis toute sa production artistique au service de la cause révolutionnaire, du combat politique, sous le slogan : "Utilisez la photographie comme une arme !". Témoin des crises qui secouent son pays jusqu'à l'arrivée de Hitler au pouvoir, il n'aura de cesse de dénoncer et combattre l'obscurantisme et la propagande nazie à travers ses photomontages qu'il livre pour une revue communiste, menant une guerre de communication. Le Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg présente jusqu'au 23 juillet "John Heartfield - Photomontages politiques 1930-1938" en hommage à l'artiste et, à travers lui, à la figure modèle de l'artiste engagé. Envolée lyrique au Sénat
Le Sénat présente une nouvelle exposition au Musée du Luxembourg à partir du 26 avril, autour de l'abstraction lyrique dans la France d'après-guerre. Avec cette belle phrase de l'historien de l'art Pierre Descargues en exergue :
"Ces années-là furent merveilleuses. Nous émergions de la nuit, de la peur, de la faim, de la guerre et de ses morts dont ne savions pas encore qu'ils étaient des millions (...) Après tant d'obscurité, l'art refaisait jour, reprenait vie..."
Une centaine d'oeuvres, principalement issues de collections privées, composent ce qui promet d'être une très belle exposition sur cette période de renouveau en tous domaines, y compris dans celui de la création artistique, innovante et foisonnante. Le site du Musée propose dés à présent un bon aperçu des oeuvres, parmi lesquelles quelques unes de Serge Poliakoff, Nicolas de Staël, Pierre Soulages encore, Paul Jenkins ou Zao Wou-Ki (illus.)... "L'Envolée lyrique - Paris 1945-1956", au Musée du Luxembourg à Paris, du 26 avril au 6 août 2006. (illus. Zao Wou-Ki, Ile, 1956 ; (c) Adagp, Paris 2006) Archisculpture utopique![]() (illus. Vecinos, 2004) L'école du Nord à la MEP Portraits et paysages, oeuvres récentes et pour la plupart inédites, la Maison Européenne de la photographie expose vingt-cinq photographes hollandais. Deuxième volet de l'exposition "L'Esprit du Nord" (le premier volet, c'était ici), "Netherlands now : l'école du Nord", montre l'essor exceptionnel de la photographie Hollandaise depuis plus d'une décennie. Un peu de l'esprit du "plat pays", finalement pas si gris. Jusqu'au 11 juin à la MEP. (illus. Helene van Meene, Lonon, 2005 ; Courtesy van Zoetendaal, Amsterdam) La danse et Degas Plus de le moitié de l'immense production - dessins, gravures et peintures confondues - d'Edgar Degas (1834-1917) est consacrée aux ballerines et petits rats de l'Opéra. Véritables sujets de fascination, les danseuses hantent son oeuvre et l'ont amené à arpenter les espaces du Palais Garnier pour cueillir les moindres détails de leur vie, sur scène et en dehors. Arte diffuse ce soir un documentaire, réalisé par Mischa Scorer, qui montre avec quel génie Degas a réussi à capter l'essence de leur art. Ce film s'inspire en grande partie des recherches menées par les deux commissaires d'une grande exposition qui a eu lieu en 2002 aux Etats-Unis. La danse et Degas, à voir ce samedi à 22h30 sur Arte.(illus. Les Danseuses bleues) Dragons, entre science et fiction![]() A noter : se poursuivant jusqu'en novembre 2006, l'expo sera visible le 20 mai, en nocturne, la Grande Galerie de l'Evolution étant exceptionnellement ouverte à l'occasion de la Nuit des musées. ¡ Almodóvar Exhibition !Tout sur Pedro Almodovar, c'est en ce moment à la Cinémathèque française à Paris, et bientôt sur Flu, le mag. MAJ 17.06 : Lire les chroniques de l’expo Almodóvar et de Volver (2006) . Voir les photos de l'expo Almodovar Salon des Réalités Nouvelles : 60 ans d'abstraction![]() Le Salon des Réalités Nouvelles fête ses 60 ans. Manifestation non commerciale animée par des artistes depuis sa création, c'est le salon de l'Abstraction "dans tous ses courants et ses marges". 400 artistes sont présents pour cette soixantième édition, présentant chacun une oeuvre, dans un accrochage qui vise à faire dialoguer les oeuvres entre elles. Parmi ces nombreux artistes, quelques invités prestigieux sont à l'honneur, dont Pierre Soulages, Karel Appel, Aurélie Nemours, Albert Irvin... Petit voyage dans tous les territoires abstraits, au Parc Floral de Paris, jusqu'au 17 avril.
(illus. Albert Irvin, Duke 2003) L.A. : The Four![]() Los Angeles est décidément la star du moment. A Beaubourg, au Jeu de Paume, dans les galeries. Ed Ruscha encore, mais aussi Dennis Hopper, Ed Moses et Ken Price : quatre artistes clé de l'essor de la scène artistique de Los Angeles au milieu du siècle dernier, sont exposés à la galerie Dominique Fiat à Paris. "L.A. : The Four", à voir jusqu'au 29 avril. Et toujours sur Flu, le mag, le dossier L.A. à Beaubourg. (illus. Ken Price, High Country Meth Labs, 2005) Tadanori Yokoo à la Fondation Cartier![]() l'ukiyo-e : la gravure sur bois au JaponPosté par fluctuat.net le 11.04.06 à 11:28 | tags : illustration
La boîte à images a posté un billet qui présente de façon très simple l'ukiyo-e, ou l'art de la gravure sur bois japonaise. A partir de ce portrait de Hayao Miyazaki, est proposée une méthode explicative des différentes étapes de réalisation. Comme à l'accoutumée, le post est agrémenté de quelques exemples d'oeuvres célèbres. Une vidéo et des liens sont proposés in fine en guise de conclusion. A vous de jouer ?L'amour à la Villette
"Prescriptions, luttes, mariages, Pacs, célibat, monoparentalité, homoparentalité, homosexualité, famille, groupes, associations, rassemblements, fêtes... sont autant de facettes d'une même question : comment faire advenir, perdurer, circuler l'énergie amoureuse tant dans l'intime que dans le collectif.
Photos, installations et fragments de films pour une radiographie de l'amour et de l'évolution du lien amoureux depuis ces trente dernières années. "L'amour, comment ça va ?" A la Maison de la Villette jusqu'au 13 août 2006. Ce sont ces mouvements, ces dynamiques que l'exposition tend à montrer". (illus. Barbara Kruger) Lire la chronique sur Flu, le mag. Iconoquizz spécial ArtsPosté par fluctuat.net le 07.04.06 à 19:08 | tags : web
Vous connaissiez le jeu guess the Google, en anglais ? Le principe de l'iconoquizz de Flu est similaire, il suffit de trouver un mot à partir de 16 images générées de façon aléatoire à partir de Google images. Mais en 20s. top chrono, sur une sélection de thèmes choisis ... et en français. Après les iconoquizz special Cinéma, Foot et Musique, voici un iconoquizz special Arts. La réponse ici était ... Land art. Vous aviez trouvé ? Génial, vous avez gagné le droit de rejouer. Thématiques : art moderne et contemporain, courants artistiques, peintres et artistes célèbres. Musée du quai Branly : les premières expos![]() - "Qu'est-ce qu'un corps ?", une exposition d'anthropologie qui compare les façons de penser le corps dans quatre régions du monde. Du 23 juin 2006 au 25 novembre 2007. - "Nous avons mangé la forêt...", consacrée à l'ethnologue Georges Condominas et ses recherches dans les hauts plateaux du Vietman. De juin à décembre 2006. - "Ciwara, chimères africaines", consacrée à l'art bamana du Mali et ses figures anthropomorphes ou animales. De juin à décembre 2006. (illus. Sculpture dogon, Maître des yeux obliques, Mali, XVIIe-XVIIIe siècles ; Sculpture soninké, Mali, XVIIIe siècle. Collections permanentes du musée) Faux-semblants au Palais de TokyoPosté par Van le 06.04.06 à 11:52 | tags : palais de tokyo
![]() Chasse au trésor : dégoter un manchot (illus. Pierre Huyghe, A journey That Wasn’t, 2005. Courtesy Galerie Marien Goodman. Xavier Veilhan, le Palais, 1997-1998) ![]() La scène artistique française, à la force du poignetCommanditée par Dominique de Villepin en personne, La force de l’art est la première édition de ce qui sera une triennale de la création en France, à l’image de manifestations déjà bien établies en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis : Le British Art Show, la Tate Triennale (GB) et la Biennale du Whitney Museum (USA). Alors que le rapport Quemin, qui révélait la très faible audience de la France en matière d’art contemporain, résonne encore dans les esprits, cette initiative, orchestrée par le ministère de la Culture et de la Communication et produite par la Réunion des Musées Nationaux, souhaite clairement redorer le blason de la scène artistique française. Pour cela, 15 personnalités oeuvrant dans le domaine de l’art contemporain ont été invitées à partager leurs points de vue, sous forme de « cartes blanches » : commissaires d’expositions, conservateurs de musées, critiques, historiens de l’art, directeurs de centres d’art et de FRAC et… un artiste, Xavier Veilhan. Lieu de prestige par excellence et surtout dotée d’une immense capacité d’accueil des œuvres et d’un public sûrement très curieux de l’événement, le Grand Palais accueillera la manifestation du 9 mai au 25 juin 2006. Même si l’exposition est organisée dans l’urgence (quelques mois de préparation pour une manifestation d’une telle envergure) et qu’elle soulève dès à présent quelques réserves (lire l’article de Philippe Dagen dans Le Monde), elle suscite déjà un grand intérêt. A suivre donc.
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