Archives > Décembre 2005Diane Arbus au Victoria & Albert Museum Le Victoria & Albert Museum consacre une exposition à la photographe américaine Diane Arbus (1923-1971). Revelations réunit deux cents clichés, des lettres et autres documents qui permettent de voir son travail et de découvrir son univers. Incontournable, Diane Arbus a consacré une grande partie de sa vie à rendre compte de la diversité de la société américaine, plus particulièrement New Yorkaise, en prenant d’intenses clichés en noir et blanc. Son travail commence bien avant les années 60, lorsqu’elle publie des photos de mode dans Harper’s Bazaar, le New York Times…elle ne cessera pas de photographier des célébrités mais, l’œuvre qui fait sa renommée est le projet lancé en 1963, The American Experience. Ce travail est une source d’une valeur inestimable pour celui qui souhaite voir comment une femme a immortalisé des moments de vie d’êtres peu représentés à l’époque, voire humiliés et rejetés. Diane Arbus a posé son regard sur ces humains aux physiques particuliers (nains, travestis, trisomiques, personnes âgées, nudistes, tatoués…) sans jamais les réduire à des cas d’étude. Au contraire, elle leur donne une dignité, montre leur individualité, leur corps, leur regard durci par la vie, toujours avec une grande bonté. L’intensité qui émerge des photographies découle du fait qu’elle photographiait des personnes qu’elle apprenait à connaître d’où l’impression de proximité avec le sujet. Pour mieux comprendre, il suffit de regarder, de lire son travail qui peut-être considéré au même titre que celui de Walker Evans, de Weegee ou encore de Christer Strömholm (sujet d’une exposition à partir du 9 janvier 2006 au Jeu de Paume, site Sully) comme de la photographie dite documentaire.L’occasion de voir l’exposition s’achève le 15 janvier 2006, alors si vous voulez en prendre plein les yeux, allez à Londres sans hésiter. The Hurricane Poster Project![]() Ce lien a sans doute pas mal circulé déjà. Je le découvre seulement via l'excellent 1+1=1. Des affiches à tirages limités pour aider les victimes de Katrina. Une idée simple, de très belles réalisations. (illus. : Powerhouse Factories Inc. ; liste complète des designers et des illustrateurs ici) Réouverture du Magasin à Grenoble
Après un an de fermeture pour rénovation de sa verrière, le centre d'art grenoblois Le Magasin (à voir, le site web aux six fenêtres modulaires a été conçu par l'artiste Claude Closky) réouvre ses portes au public le 21 janvier. Les visiteurs pourront voir une oeuvre monumentale éphémère, réalisée spécialement pour le lieu, de l'artiste britannique Michael Craig-Martin intitulée "Changement de climat" et une exposition Cinémas mêlant films et oeuvres autour de la question du cinéma et d'une géographie (en l'occurence, Grenoble et sa région). Outre les expositions, Le Magasin profite de ce "lifting" pour éditer un livre - en collaboration avec les éditions JRP-Ringier - qui retrace son histoire de 1986 à 2005 en mêlant textes critiques, illustrations et extraits de textes de commissaires invités au Magasin depuis ses débuts.
En ligne, le site réalisé en septembre 2004 perdure. Claude Closky (entretien sur Flu et bio récente sur creativtv) continuera d'inviter des artistes - des cartes blanches en page d'accueil sur une période de six jours - qui ont pour seule contrainte de créer une oeuvre en ligne, que celle-ci soit web ... ou pas. Actuellement, une création manifestement générative (?), le "RooschaacH", de Matthieu Mercier (jusqu'au 25 décembre - Captures écran - illus. 1 et 2). A venir : Gianni Motti, Antoni Muntadas, Anne Frémy... + lire l'entretien avec Claude Closky éditeur (son Mudam.lu) sur Flu. Simon Starling : Turner Prize 2005
L'installation est visible ainsi que les trois autres oeuvres qui étaient en compétition à la Tate Britain (audio, video et podcasts) jusqu'au 22 janvier 2006.
Renoir Renoir : tel père, tel fils ?
+ visite de la cinémathèque et retour sur la soirée d'ouverture sur le blog Ecrans William Klein au Centre Pompidou Le Centre Pompidou présente, jusqu'au 20 février 2006, une grande exposition consacrée au photographe, cinéaste, peintre, graphiste William Klein, élaborée en étroite collaboration avec l'artiste. Homme d'art polymorphe, difficile à classer, il dit s'être "mis au travail avec rage", en bousculant les conventions toujours avec la même vitalité, qu'il s'agisse de son travail photographique, de l'édition d'un livre ou du tournage d'un film ou d'une publicité. S'il est irréductible à une seule identité, son style, lui, est clairement identifiable, malgré la multiplicité des formes prises par son oeuvre. Photographies, maquettes de livre, extraits de films, peintures, dessins, affiches... L'exposition retrace cinquante ans d'un regard brutal sur le monde. A signaler, parallèlement à l'exposition, la projection des films de Klein dans un cycle de cinéma qui lui est entièrement consacré.(illus. William Klein, couverture du livre rétrospective de l'exposition, Editions Marval et Centre Pompidou) + lire le portrait de William Klein sur Flu Expos Jeff Wall, photographe du quotidien Jusqu'au 8 janvier 2006, la Tate Modern de Londres consacre une grande rétrospective au travail du photographe canadien Jeff Wall. Ce professeur d'histoire de l'art passé tardivement à la photographie a eu un rôle clé dans le processus qui a conduit à considérer la prise de vue comme une forme d'art contemporain. Théoricien de l'art aussi bien que de son propre travail, Wall construit ses oeuvres par séries, chaque fois selon une forme différente, autour du banal, de l'ordinaire, du quotidien. "Jeff Wall, photographs 1978-2004" présente une cinquantaine de ses oeuvres - compositions picturales, paysages, scènes de famille, photos de rue... - dans de gigantesques caissons lumineux, selon une mise en scène proche du cinéma documentaire. Mais les quelques photographies à consulter sur cet écran, en ligne, sont déjà un régal...Metrònom : arte en Barcelona![]() Pour les amateurs des jeux de miroirs et d'observation de soi, une oeuvre du vidéaste d'origine iranienne Shahram Entekhabi, à voir en ce moment au Metrònom de Barcelone. Cette galerie d'art contemporain vaut le coup d'oeil. Née en 1980 de l'initiative du collectionneur Rafael Tous, la galerie est à la fois un lieu d'exposition et un centre de production. Peinture, photo, vidéo, installations, musique expérimentale, cine, théâtre, performances...la programmation peu conventionnelle ne laisse aucune discipline de côté et s'est risquée dès le départ à s'intéresser aux "milieux alternatifs". Site en catalan, espagnol et anglais. A ne pas manquer si vous vous promenez du côté de la Costa Brava. Poetry is not over Flu est partenaire de "Poetry is not over", une expo virtuelle rassemblant de jeunes artistes internationaux qui sont allés se perdre, ou peut-être bien se trouver, dans les méandres des réseaux informatiques. Parmi eux, Miltos Manetas et Angelo Plessas, artistes numériques d'origine grecque, dont Flu vous avait déjà parlé ici et là ; Vincent Vella, concepteur graphique de la nouvelle version de Flu (coming very very soon now) ; ou encore Nicolas Clauss et ses Flying Puppets, d'autant plus terrifiantes en version Nocturne (illus.). Des poupées qui font un peu froid dans le dos, mais aux mouvements très plastiques, laissant derrière eux comme de grosses traces de peinture sur l'écran. Reste qu'il est possible de sortir de cet univers un brin cauchemardesque en un clic ; même si, bizarrement, on a ssez vite envie d'y retourner... Le Corbusier, homme de livreArtiste aux multiples facettes, Le Corbusier n'était pas seulement architecte et urbaniste du mouvement "modern", il était aussi plasticien et écrivain. Ce sont les trente-cinq ouvrages qu'il a publiés en un demi-siècle que l'exposition du Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg donne à voir. "Le Corbusier. Un architecte et ses livres" porte un regard neuf sur la démarche artistique et l'oeuvre d'un créateur touche-à-tout. Et laisse transparaître un morceau d'histoire de l'édition, à travers les transformations graphiques et typographiques du livre au XXe siècle.
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