Opération mains propres sur le marché de l'art Trafiquants d'art, fouilles clandestines, pilleurs de tombes. Tout cela a toujours existé, nos musées sont bien fournis en partie du fait de ce genre de pratiques, mais elles passent désormais moins inaperçues. De nos jours, cela peut faire désordre de trouver dans les collections d'un musée national des objets d'art volés, surtout s'ils proviennent de pays occidentaux. Une ancienne conservatrice du Musée Getty de Los Angeles, comparaît en ce moment à Rome pour répondre d' "association de malfaiteur" et de "recel d'oeuvres archéologiques". Le Musée Getty, parmi d'autres institutions comme le Metropolitan Museum de New York, est en effet accusé par l'Italie de détenir dans ses collections des oeuvres qui proviendraient de fouilles clandestines. Les Etats-Unis, qui ont une courte histoire et une forte demande muséale, ont acheté énormément d'objets d'art d'origine douteuse jusque dans les années 1990, quand l'Italie, principalement concernée par les pillages, a commencé à s'attaquer au problème. Elle lutte à présent pour préserver son patrimoine, comme aucun des pays pillés à d'autres époques par les Européens n'a jamais pu le faire. Alors que la Villa Getty vient de rouvrir ses portes, certaines de ses pièces majeures (illus.) sont donc au coeur de procédures judiciaires qui pourraient bien les faire disparaître des salles d'exposition. (illus. Aphrodite, Musée Getty, qui la désigne ainsi : Déesse, probablement Aphrodite. Grecque, élaborée dans le sud de l'Italie, 425/400 av. J.-C., alors que son origine est parfaitement connue) Commentaires
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