Bernard Faucon à la MEP![]() La neige qui brûle, 1981, Copyright Bernard Faucon La Maison Européenne de la Photographie (MEP) consacre ses espaces à une rétrospective chronologique (1972 à 1995) du travail du photographe français Bernard Faucon (né en 1950). Le visiteur vagabonde dans l’espace au gré des images du Temps d'avant, pour ainsi dire de la fin de l’adolescence jusqu’à la Fin de l'Image où Bernard Faucon ne photographie plus que la peau marquée par de l’encre blanche. Certainement pas sa période la plus intéressante car moins forte que ses séries comme Les Idoles et les Sacrifices et surtout qu’une Jenny Holzer (Lustmord 1993) quelques temps plus tôt. Cependant, les tirages Fresson d’une grande qualité marquent les esprits par les mises en scène élaborées avec beaucoup de pertinence, d’une manière très picturale, en particulier dans les Grandes Vacances où des mannequins parfois mêlés à des enfants s’adonnent à leur quotidien d’adolescents. L’une des images avec un clown remet en mémoire une autre photo, d'une grande qualité (A ventriloquist at a birthday party in October 1947, 1990), du photographe Jeff Wall. Après cette déambulation esthétique, le spectateur pourra visiter la reconstitution du cabanon de Faucon, où toutes les mises en scène ont été élaborées. Il pourra même, les deux derniers jours de l’exposition, lorsque Faucon liquidera l’ensemble des objets, repartir avec l’un d’entre eux. Un catalogue raisonné est édité chez Actes Sud et une exposition, Le Temps d’après, se déroule jusqu’au 28 janvier à la galerie Vu. Commentaires
De cielito lindo, posté le 09.01.06 à 13:41
![]() Moi j'aime bien la série d'écrits sur la peau. C'est poétique. De Têtue, posté le 30.01.06 à 19:57 ![]() Je trouve tout cela extrêment douteux, cette obsession non-dite des jeunes garçons, des corps d'enfants. Pourquoi n'en dites-vous rien ? Ça m'aurait évité le désagrément de cette expo qui m'a mis particulièrement mal à l'aise, beuark ;( De Alain, posté le 01.02.06 à 08:47 ![]() C'est une exposition magnifique et d'une étonnante fraîcheur. Au moment où le politiquement correct tue toute liberté d'expression et où l'expression artistique est de plus en plus sinistre, la luminosité des photos de Bernard Faucon et la nostalgie du paradis perdu qu'elles dégagent sont un véritable beaume. De petroletta, posté le 02.02.06 à 14:33 ![]() En effet, la présence de ces jeunes garçons peut paraître douteuse... cela dépend de celui qui regarde aussi... y'a un article sur le site http://paddytheque.free.fr/blog De S. Lacroix, posté le 02.02.06 à 20:14 ![]() Le fait d'être dérangé par l'art est également une bonne chose. Ce dernier n'existe pas seulement pour satisfaire un regard mais aussi pour provoquer des réactions positives comme négatives. Le thème de la série est l'adolescence et son monde "plus insouciant" aucunement traité d'une manière perverse, Faucon construit au contraire une histoire sur un mode théâtral qui nous fait traverser des moments, des souvenirs,...qui ne sont inconnus de personne. Ajouter un commentaire |
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