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Nationalité : américaine Naissance : 1950 à New York, Etats-Unis Age : 59 ans Métier : Photographe |
Après études d'art à la Brooklyn Museum Art School de New York (de 1967 à 1969), Andres Serrano abandonne la peinture et se lance dans la photographie. Il expose pour la première fois en 1985. Ses sujets de prédilection sont les problèmes sociaux, le sexe et la religion. Dans la majorité de ses clichés, il tente de « redonner une existence.» à ceux qui l’ont perdue ; que ce soit par choix (les religieux qui font abstraction de leur « moi ») ou non (clochards…). Certains le qualifient volontiers de « provocateur ».
Réalisée en noir et blanc, sa série « L'Église » (1985) s’attache à des éléments typiques de la religion catholique. Il réalise des portraits de membres du clergé, des photographie de statues, d'édifices de culte en France, Italie et Espagne. Lors d’une interview réalisée en 2001, il avoue que ses références sont essentiellement cinématographiques et sentir assez proche de Luis Bunuel, Federico Fellini et Pedro Almodovar….
En 1990, Andres Serrano photographie, en Géorgie, des membres du Klu Klux Klan (série « KKK »). Les adeptes de ce courant raciste acceptent de poser lors de leurs réunions devant l’objectif de l’artiste d’origine afro-hispanique.
En 1990, Andres Serrano s’intéresse aux « Nomades » contemporains : les sans-abri, et les marginaux new-yorkais. Il s’exprime en ces termes : « Je voulais être confronté à mes propres craintes et malaises quant aux conditions sociales qui envahissent tous les centres urbains tels Brooklyn où je vis. Nous passons tant de temps à ne pas regarder ces gens ». Très dignement et avec un remarquable souci esthétique, les silhouettes des parias se détachent sur des fonds colorés monochromes ; un stratagème permettant de mettre en valeur les teintes de leurs habits. Le vêtement trouve ici une place de choix ; le visage reste en retrait.
A la fin des années 1980, Andres Serrano se penche sur le corps (il photographie des mains, des visages) et parvient à obtenir, grâce à l’un de ses amis, une autorisation pour photographier des cadavres dans une morgue (série « La Morgue »). « Les cadavres ici photographiés ne représentent pas pour moi la mort mais bien au contraire. Ils sont pour moi très présents - presque comme vivant. Il se dégage à mon avis une très forte présence humaine de cette série. La chair se ressent. »
En 1994 et 1995, Andres Serrano photographie la ville de Budapest et s’attache à la thématiqie du Sida. L’une de ses expositions montrant des clichés particulièrement saisissants est censurée aux Etats-Unis.
En 2005, Andres Serrano présente à la galerie parisienne Yvon Lambert la sérié « Des Américains » composée d’une cinquantaine de portraits de personnalités et d’anonymes, tous isolés par un cadre noir. De toutes les couleurs, de toutes classes et de toutes religions, les hommes représentés témoignent du malaise post 11 septembre 2001.
Quelques œuvres majeures :
| Personnalités Similaires | Jean-Luc Moulène, Philip-Lorca diCorcia |
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