Depuis ses débuts, Alain Séchas requiert le rapport immédiat avec le public. Il recherche, dit-il, des images « auxquelles on n’échappe pas ». C’est dans le dessin que s’exprime avec la plus grande liberté cette ironie qui lui est chère (
Barnett, 2006). Tout comme dans ses installations et sculptures, Séchas y attaque les petits et grands travers humains, la comédie des mœurs, les obsessions sexuelles, toujours avec le plus grand humour.
C’est par la figure d’un chat (contenu phonétiquement dans son nom), dont la représentation anthropomorphe semble issue d’une bande dessinée, mais aussi d’un martien, élément, étranger, incongru, absurde, que l’artiste projette sa critique. Présentés dans des situations comiques et décalées (
Les Suspect, 2000), ses personnages sont appelés à hanter l’espace des fantasmes comme l’espace public, et à désorienter le spectateur qui devient voyeur.
Séchas reçoit ainsi des commandes publiques, qui lui permettent de confronter sans détour le spectateur à l’œuvre. Ainsi à Bruxelles est installée en 2005
La Cycliste, figure sexy du chat qui interfère de manière absurde dans le paysage urbain. Dans une de ses dernières œuvres, l’artiste répond à une commande de psychiatres nancéens, un hommage au docteur Emile Coué. Le mouvement d’une spirale hypnotique s’accélère, au fur et à mesure le message devient audible : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Quand l’art devient une véritable méthode Coué…
Alain Séchas vit et travaille aujourd’hui à Paris.
Quelques œuvres majeures :- Les Suspects (sculptures, 2000)
- Jurassic Pork (2001, Toulouse, Les Abattoirs)
- Les Somnambules (sculpture animée, 2002)
- Café noir (48 dessins, 2003)
- La Chute (film, 2005)
- Hommage à Emile Coué (sculpture animée, 2005)