Tony Garnier

Tony Garnier Nationalité : française
Naissance : 1869 à Lyon, France
Mort le : 19 January 1948

Métier : Architecte
Dans les quartiers d’habitation […] la surface construite devra toujours être inférieure à la moitié de la surface totale, le reste du lot formant jardin public et étant utilisable aux piétons.
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Elevé dans une modeste famille de canuts lyonnais, Tony Garnier souhaite très tôt devenir architecte pour améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers populaires. Il se forme à l’Ecole des beaux-arts de la capitale des Gaules, puis s’établit à Paris. Au bout de six tentatives, il décroche le Prix de Rome (1899) et passe quatre ans à la Villa Médicis, où il jette les bases d’une ville utopique de trente mille habitants. Ses grands principes sont consignés dans son ouvrage La Cité Industrielle, publié en 1917. L’architecte y vante les mérites d’un découpage de l’espace en grandes zones d’activités (bâtiments administratifs, industriels, commerciaux, agricoles, éducatifs, hospitaliers…) à des fins tout autant fonctionnelles qu’esthétiques. Faisant la part belle à l’hygiène et à la technologie (ce qui correspond pleinement aux visées du socialisme), son modèle architectural – à base d’acier, de verre et de béton armé – apparaît, à l’époque, très froid et austère. Lorsque Tony Garnier revient à Lyon, les milieux officiels ont une mauvaise opinion de ses travaux. Face au manque de contrats, il songe, durant un moment, à s'exiler aux Etats-Unis, où son travail est connu et apprécié. En 1905, la chance tourne : le maire Jean-Victor Augagneur, puis son successeur Edouard Herriot lui confient la réalisation de la plupart des Grands Travaux de la Ville de Lyon (titre d’un ouvrage publié en 1920). Il réalise un boulevard industriel dans la banlieue sud-est de Lyon (entre la Guillotière et Vénissieux), un lotissement accueillant les maisons des contremaîtres des Usines Berliet, les abattoirs de la Mouche, l’hôpital de Grange Blanche (composé de multiples pavillons reliés par un réseau souterrain de coursives), le stade de Gerland,.. A la demande de la municipalité, Tony Garnier réorganise l’espace en disposant les logements ouvriers de part et d’autre des équipements publics placés au centre. De 1920 à 1933, il transforme notamment le quartier industriel de la gare – rebaptisé, par la suite, quartier des Etats-Unis – en cité hbm (l’ancêtre des hlm, habitations à loyer modéré). Le but de la manœuvre est de « sauver l’ouvrier du taudis » (Edouard Herriot). Douze milles personnes sont logées dans mille cinq cents logements répartis en douze îlots. Les immeubles sont dotés de commerces au rez-de-chaussée et surélevés en béton à cinq étages. Les appartements sont assez volumineux, hauts de plafond, lumineux, disposent de sanitaires à l’intérieur, d’eau dans les cuisines… En 1938, Tony Garnier quitte Lyon pour la Bédoule (près de Marseille), où il meurt, dix ans plus tard. Son corps est rapatrié à Lyon, en novembre 1949, et inhumé au cimetière de la Croix-Rousse. Dans son éloge, Edouard Herriot dit de lui : « Ce bâtisseur, ce réaliste était humain spontanément. Sa sensibilité n’avait d’égale que sa modestie. Sa culture se révélait souvent surprenante. Oui, Tony Garnier fut un maître avec tout ce que ce mot comporte de noblesse et d’intelligence. Un maître c’est-à-dire un guide et un exemple... Mais, chez lui, l’Homme était aussi admirable que le savant ; ses qualités morales étaient à la hauteur de son génie. »

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Tony Garnier : vos commentaires

cram (invité)   30 Novembre 2008 à 10:02   

la photo jointe à la boigraphie n'est pas une oeuvre de Tony garnier il s'agit du quartier des gratte cile à vIlleurbane à ne pas confondre avec le quartier des Etats unis à Lyon
Pierre Vaisse (invité)   07 Avril 2008 à 16:11   

Votre biographie de Tony Garnier est malheureusement un tissu d'approximations ou d'erreurs grossières (il n'était pas d'une famille de canuts; il n'a pas songé à s'exiler aux États-Unis, où il était parfaitement inconnu en 1904; à cette époque, le souci d'hygiène n'est pas propre au socialisme; etc., etc.... ). Il existe pourtant des ouvrages sérieux sur lui!
pierre (invité)   11 Janvier 2008 à 14:29   

Carnoux en provence sur une partie du territoire de La Bedoule existe une salle de réunion appelée Tony Garnier ainsi qu'une rue
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